La révolution des données pour le développement humain

12 nov. 2014

          Une délégation d’un organe de gestion des élections de 7 pays d’Asie du Sud-Est s’est rendue à Pune, en Inde, en octobre dernier pour en apprendre plus sur la méthode indienne de gestion des élections. ©Prashanth Vishwanathan/PNUD Inde

Un monde qui compte, le rapport du Groupe consultatif d’experts indépendants du Secrétaire général des Nations Unies sur la Révolution des données, vient d’être publié. Le rapport aborde de nombreux sujets importants pour le développement mondial. Toutefois, je me suis posé la question de savoir quel pourrait être l’impact de la révolution des données sur le développement humain et notamment, les rapports sur le développement humain. Trois idées me viennent immédiatement à l’esprit.

Premièrement, l'importance des données dans la prise de décisions et le débat analytique n'est plus à démontrer. L'Indice du développement humain (IDH) est un exemple remarquable du pouvoir qu'un simple indice peut exercer pour recentrer le débat vers des résultats de développement concrets. Aujourd’hui, dans un monde riche en données, on pourrait raisonnablement soutenir que l’Indice devrait aborder les sujets les plus importants pour les populations, notamment, les indices de l’expression, de l'égalité, de la durabilité, de la sécurité, de la liberté et de la dignité. L’ensemble de ces données permettraient de brosser un tableau plus complet du développement humain. Cependant, ces informations ne sont pas – ou pas encore – disponibles dans la plupart des pays. J’espère que la révolution des données va changer cette situation. 

Deuxièmement, nos 700 rapports nationaux sur le développement humain sont toujours fondés sur des données qui font l’objet d’une ventilation ou d’une analyse innovante. De toute évidence, cette analyse factuelle est indispensable pour assurer la pertinence et l'utilité des rapports. Mais je crois que le débat sur le choix des données à utiliser - qui constitue un élément essentiel du processus d'analyse et de rédaction d'un rapport – est tout aussi important pour le développement humain. Lorsqu’il est bien géré et implique de nombreuses parties prenantes, il peut contribuer au renforcement des capacités d’un pays, fournir une plateforme pour des dialogues démocratiques et « faciliter la tâche au gouvernement », comme l’a souligné un rapport de la fondation allemande Bertelsmann publié en 2013. La révolution des données a le potentiel d'enrichir ce débat.

Enfin et surtout, la révolution des données a déjà un impact direct sur le développement humain. L'accès à des informations de qualité permet d’élargir nos choix. Il permet non seulement aux citoyens de demander des comptes à leurs dirigeants, mais également à chacun d'entre nous de prendre des décisions éclairées dans notre vie quotidienne : dans quelle école inscrire nos enfants, dans quel hôpital nous rendre si nous tombons malades, où chercher du travail, etc. Cependant, comme toute ressource précieuse, l'accès à des informations de qualité n’est pas équitablement réparti à travers le monde, ou alors les populations n’ont pas les compétences de base nécessaires pour accéder à de telles données ou les comprendre. Cela doit changer. Comme le souligne à juste titre le rapport, nous devons maintenant nous assurer que la révolution se traduit par un accès à des informations de qualité partout dans le monde, afin de renforcer la responsabilité, permettre aux individus de prendre des décisions éclairées et ainsi, améliorer des vies. 

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